Vol de jantes, phares, rétroviseurs ou batteries de véhicules électriques : c’est ce qui arrive à un automobiliste toutes les trois minutes en France, soit plus de 100 000 victimes chaque année. Mais pourquoi une telle frénésie ? Le prix élevé des pièces neuves, auxquels s’ajoutent des délais de livraison interminables : entre deux et trois mois pour une simple carrosserie. Pour les assurances, c’est une véritable épidémie que l’on peine à endiguer.
Le phénomène s’explique notamment par la hausse nette du prix des pièces détachées : plus de 15 % depuis 2022. Elles se revendent à prix d’or sur internet, comme pour les phares : en cinq ans, leur prix moyen est passé de 486 à près de 830 euros, soit 70 % de hausse. Un butin de choix s’est ajouté depuis quelques mois : les caméras de recul. Selon la police nationale, les vols ont augmenté de 10 % sur les 12 derniers mois. Et il ne touche pas uniquement les modèles de luxe : Renault Clio, Peugeot 208 ou Citroën C3 sont parmi les plus visées.
Le marché des pièces dérobées est estimé à 600 millions d’euros par an. En tête du classement des villes les plus touchées : Marseille, suivie de près par Saint-Étienne et Villeurbanne. Pour les victimes, c’est un calvaire devenu trop fréquent. La nouvelle contre-attaque : les dashcams. Ces petites caméras fixées au rétroviseur s’activent automatiquement à l’approche d’un individu, de quoi dissuader les moins téméraires.