La France reste le premier exportateur mondial de cosmétiques, un secteur évalué à 68 milliards d’euros. Pourtant, chaque année, 180 millions d’euros de produits neufs restent dans des cartons. Fins de séries, échantillons, défauts de packaging ou articles saisonniers deviennent un coût pour les industriels.
Depuis 2022, la loi AGEC interdit leur destruction et oblige les marques à trouver d’autres débouchés : don, déstockage ou recyclage. Chaque option a ses avantages mais aussi des limites en termes d’image, de coûts et de conformité réglementaire.
Pour répondre à ce défi, des plateformes comme Phenix ou Greez se développent. Shiseido a pu redistribuer 500 000 produits via Phenix et Pierre Fabre a donné 1,8 million d’échantillons en 2024.
Pour un Français moyen, dont le budget cosmétique atteint 35 euros par mois, ces solutions peuvent réduire la facture d’un tiers. Greez propose des réductions allant de 15 % à 80 % sur des marques comme Shiseido, Pavot, Centifolia ou Auriège. De leur côté, certaines enseignes innovent en interne : Monoprix a lancé un “Too Good To Go de la cosmétique”, où l’on achète un lot mystère pour moitié prix, mais sans choix sur le contenu.
Enfin, 16 % des invendus passent par des enseignes de déstockage comme Action ou Normal. Dans leurs rayons, on retrouve des cosmétiques de grandes marques – L’Oréal, Garnier, Nivea – à des prix largement inférieurs à ceux des boutiques.