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    Lukarn
    Compiègne-Dachau : le Convoi de la mort 52'  - 2026  - GOLDEN LIGHT Productions
    Synopsis

    Le 2 juillet 1944, à 9h15, le sifflement du chef de la gare de Compiègne annonce le départ d’un des plus sinistres trains de l’histoire de la déportation française. Destination : Dachau.

    A l’intérieur de 22 wagons à bestiaux, 2152 détenus, des résistants pour la plupart, sont entassés de force par les Allemands. Impossible pour eux de s’assoir. Ils doivent voyager debout, serrés les uns contre les autres. Chaque prisonnier se contente d’un espace au sol restreint. Le voyage s’annonce difficile.

    Depuis le débarquement en Normandie, un mois plus tôt, la Résistance multiplie les sabotages. Le convoi n° 7909 n’échappe pas à ces arrêts impromptus, synonyme potentiellement de libération. Résultat : le trajet s’étire sur quatre jours. Il traverse cinq départements et une trentaine de communes de l’actuelle région Grand Est.

    Et contre toute attente, la mortalité va atteindre un niveau inimaginable. Car en ce début d’été 1944, les températures battent des records. Dans ces wagons, la chaleur devient pénible, l’atmosphère irrespirable. Au bord de l’asphyxie collective, rendus fous par la promiscuité, les détenus se battent entre eux pour un peu d’eau, un peu d’air. Certains, armés de couteaux ou de fourchettes ayant échappé à la fouille, agressent leurs voisins. D’autres perdent connaissance et s’affaissent. Beaucoup périssent étouffés. Les blessés seront achevés d’une balle dans la nuque par les Allemands. Malgré les appels de détresse des détenus, les convoyeurs refusent d’ouvrir les portes des wagons pour les aérer et distribuer de l’eau.

    Le drame se déroule en France, sous les yeux de la population à chaque gare traversée et de la Croix-Rouge, qui tentent, à plusieurs reprises, de venir en aide aux survivants. Le 5 juillet, à 15 h, quand le train entre à Dachau, environ un tiers des détenus est décédé. Le bilan oscille entre 500 et 1000 morts. « Une mortalité équivalente à celle d’Oradour », selon Laurent Thiéry, historien. Dans un wagon comptant 100 prisonniers au départ, seul un Français a survécu. Les corps sans vie, sont retirés des wagons et transportés vers le four crématoire du camp. Les survivants, traumatisés à jamais par ce voyage au bout de l’enfer, surnommeront ce convoi « Le train de la mort ».

    Ce documentaire nourri d’archives, d’animations 2D, d’ITW de survivants et d’historiens, offre l'opportunité de raconter cette tragédie méconnue, 80 ans après la libération du camp de Dachau et de Royallieu-Compiègne. Mais aussi de revisiter l’histoire du camp d’internement de Royallieu dans les Hauts de France, où furent détenus 50 000 prisonniers, parmi eux 3000 juifs, dont la majorité fut déportée dans les camps de concentration et de travail allemands, en transitant par Dachau ou dans des camps d’extermination vers Auschwitz pour les détenus de confession juive.

    Fiche technique Infos Photos Vidéos
    version Française, M&E support HD producteur GOLDEN LIGHT Productions réalisateur Frédéric Monteil